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Périples gourmands

Périples gourmands

Pérégrinations gourmandes d'ici & d'ailleurs...


Epicur'Rien à redire : Un dîner *** chez Eric Fréchon

Publié par Coline sur 17 Mars 2014, 20:24pm

Catégories : #Restos étoilés

Dimanche 23 mars - 19h30

C'est encore une fois une histoire de pari perdu qui nous a amenés ici... Un pari perdu bêtement par mes soins, tellement sûre de moi que je me suis laissée aller à parier un 3 étoiles Michelin ! Bref, après de multiples hésitations entre Ducasse au Meurice et Fréchon à l'Epicure, et deux réservations annulées, nous y sommes enfin ! Il faut dire que le 24 janvier 2013 avait sans aucun doute été notre plus belle expérience gastronomique jamais vécue... Et nous avions donc peur d'avoir idéalisé le moment, d'en avoir rajouté, puis d'être déçus en revenant ici... Mais on s'est finalement laissés porter par nos sentiments, convaincus de revivre un très beau moment dans le restaurant classé 1er sur 11935 restaurants parisiens ! Et puisque l'attente crée le désir paraît-il, on peut même dire qu'on est dans les starting blocks...

Nous voilà donc revenus, au 112, rue du Faubourg St Honoré, en plein coeur du triangle d'or parisien, à peine plus d'un an après notre première visite, pour mes 25 ans. L'entrée est toujours aussi somptueuse, avec ses nombreux portiers et maîtres d'hôtel qui nous accueillent chaleureusement. On nous accompagne à travers des salons superbes jusqu'à l'entrée de l'Epicure, où l'accueil est également très chaleureux. On nous débarrasse de nos manteaux et on nous installe à notre table (n°2), juste à côté de la cheminée. L'emplacement me dérange un peu au premier abord, car nous sommes un peu dans le passage des serveurs... Mais finalement il me ravit, justement parce que nous sommes dans le passage des serveurs ! On peut donc observer à loisirs le ballet de la brigade, absolument remarquable ! La synchronisation et le professionnalisme des différents membres de la brigade sont impressionnantes. Et on peut également observer à loisirs les tables qui nous entourent, ce que l'on adore faire évidemment ! Bref, on est très confortablement installés et le cadre est toujours aussi somptueux. Chargé, c'est le moins que l'on puisse dire évidemment, mais somptueux. Ca nous rappelle vraiment beaucoup le Louis XV à Monaco. Mais malgré tout, on se sent très à l'aise dans cet écrin de velours et de dorures... On adore ! On aime aussi beaucoup les grandes baies vitrées qui ouvrent sur la cour intérieure du palace. Pour les amateurs de calme, préférer les tables face aux fenêtres, romantiques à souhait !

La table est très belle et joliment parée : argenterie évidemment, verrerie de cristal, petit bouquet de roses, bougie, papillon décoratif ...

Epicur'Rien à redire : Un dîner *** chez Eric FréchonEpicur'Rien à redire : Un dîner *** chez Eric Fréchon

Une fois installés, nous commandons un apéritif pour commencer cette très belle soirée... Ce sera, comme d'habitude, du champagne rosé pour tous les deux. Il s'agit ici d'un champagne grand cru de la maison Moncuit. Délicieux, servi très frais. Et dès que nos coupes sont arrivées, on nous apporte les mises en bouche, qui nous permettront de les accompagner somptueusement.

On nous dépose un petit plateau à chacun, absolument sublime, ainsi qu'un moule à koughlof renversé, à partager. Au programme, on retrouve ici un koughlof au chorizo, tomates comté déjà dégusté et apprécié il y a un an. Il est très croustillant à l'extérieur tout en étant moelleux, servi tiède, et revisite parfaitement la pâtisserie alsacienne, pour notre plus grand plaisir !

Sur le petit plateau, à déguster selon les conseils du maître d'hôtel de gauche à droite : royale de foie gras / émulsion oseille, gambas / mayonnaise au raifort / Riz soufflé, et croque monsieur au parmesan, à la truffe noire et au jambon Prince de Paris.

Tout est délicieux, surprenant, incroyable. La royale de foie gras, servie chaude, est extrêmement fondante, et sublimée par l'acidité parfaite de l'émulsion à l'oseille. La gambas a une chair épaisse et se marie très bien au raifort, alors que le riz soufflé apporte la nécessaire touche de croustillant à l'ensemble. Enfin, le "croque-monsieur" embaume notre table de truffe, ce qui n'est pas pour nous déplaire...

En quelques minutes, la magie opère déjà, on est déjà sur notre petit nuage... Fous de joie d'avoir changé notre réservation et décidé de revenir ici...

Epicur'Rien à redire : Un dîner *** chez Eric FréchonEpicur'Rien à redire : Un dîner *** chez Eric Fréchon

On nous apporte les cartes et nous passon rapidement commande : cela fait des mois que l'on regarde la carte sur Internet, je crois que nous la connaissons quasiment par coeur !

Pour monsieur ce sera donc, comme la dernière fois, l'entrée signature du grand Eric Fréchon : Macaronis gratinés à l'artichaut, foie gras, truffe noire et vieux parmesan. Visiblement l'un de ses plus beaux souvenirs de gastronomie, absolument incontournable... Et en plat, vous l'aurez deviné évidemment... Du pigeon ! Lors de notre première visite, notre bestiole fétiche ne figurait pas sur la carte et il avait dû se contenter du homard (pauvre de nous!)... C'est donc plein de joie et d'entrain qu'il opte pour le "Pigeon de Bresse laqué au miel épicé, crumble aux pignons de pin, compotée de fenouil au cumin, jus à la diable".

Pour moi, qui n'aime ni le miel, ni les pignons, ni le fenouil (qui a dit que j'étais pénible??), ce sera le "Saumon de Cherbourg aux épices tandoori, cuit à basse température, chou vert étuvé au gingembre frais et citron caviar".

Le maître d'hôtel me propose une entrée en demi-portion que je refuse, bien décidée à profiter à fond des fromages et desserts, que je sais exceptionnels... Mais la proposition est avenante, sympathique, et pas du tout "pousse à la consommation", comme nous l'avions ressenti à l'Ambroisie il y a peu.

Le sommelier nous conseille un Gevrey Chambertin au verre, parfait selon lui pour accompagner le pigeon. Ses conseils sont avisés, et il est très sympathique. On se sent vraiment à l'aise dans cette atmosphère certes luxueuse, mais pas du tout guindée.

Pour nous faire patienter avant l'arrivée de l'entrée, on nous apporte les célèbres beurres de la maison Bordier, doux et demi-sel, présentés sous la forme de jolies mottes. Ces mottes seront d'ailleurs remplacées au cours de notre repas, discrètement, afin de ne pas nous faire remarquer que l'amour de monsieur pour le beurre a été bien vu... On nous propose également du pain, présenté dans un joli panier et décrit avec soin par le serveur. Plusieurs choix, et tous ont l'air délicieux. Pain baguette, de campagne en boule ou tranché, aux olives, au fenouil, aux cinq céréales... On ne les testera pas tous mais tous ceux que nous goûterons seront délicieux, parfaitement cuits, très croustillants... Mention spéciale pour celui aux céréales, vraiment excellent. Et surtout, le service est parfait, nos assiettes à pain ne seront jamais restées vides une seule seconde !

Le service du pain Le service du pain
Le service du pain Le service du pain

Le service du pain

Avant l'entrée de monsieur, on nous apporte une mise en bouche qui nous fait sourire : Ambiance niçoise avec une pissaladière revisitée ! Ici, comme chez Ducasse au Louis XV à Monaco, tous les traceurs d'un plat populaire que l'on connaît bien sont présents, mais tout est réinventé !

Dans nos assiettes, une compotée d'oignons à tomber, fondante, moelleuse, sucrée et acidulée dans des proportions parfaites, surmontée d'une gelée aux olives noires. Moi qui ne suis pas fanatique des gelées en règle générale, je suis ici sous le charme de cette texture fondante et absolument pas gélatineuse. Au dessus, une crème onctueuse aux anchois, surmontée de croûtons de pains incrustés d'olives noires. Encore une fois, nous ne sommes pas fans des anchois d'habitude, mais ici, l'onctuosité de la crème enrobe le tout, le goût de l'anchois est subtil, et pas trop salé. Une fois l'ensemble en bouche, on a complètement l'impression de croquer une pissaladière, sauf qu'aucune des textures n'est habituelle. On adore cette sensation et on salue l'inventivité du chef dans cette réalisation...

Arrive ensuite l'entrée de monsieur, qui en a les yeux qui pétillent d'avance... La présentation est toujours aussi sublime, avec ce damier composé des deux sauces, royale au foie gras et sauce à la truffe... L'assiette embaume la truffe et c'est un régal déjà visuel et olfactif dans un premier temps. Puis arrive la dégustation, et là tous nos sens sont charmés. Les macaronis sont exceptionnels. Moi qui craignais que le goût de l'artichaut ne l'emporte (eh non, je n'aime pas non plus les artichauts, quand je vous disais que j'étais pénible!!), on ne les sent quasiment pas. En revanche, on est transportés par le goût de la truffe mêlée au foie gras, sublimée par le gratin au vieux parmesan fondant, sur le dessus. C'est tout simplement incroyable, sans aucun doute l'un des meilleurs plats qu'il nous ait été donner de goûter... Et cette fois-ci, je suis ravie de l'avoir goûté moi aussi ! La sauce aux truffes est exquise et onctueuse, elle enrobe très bien les macaronis. L'ensemble est très bien accompagné par le vin conseillé par le sommelier. La portion servie est copieuse et monsieur en savoure chaque bouchée avec minutie...

Au milieu de sa portion environ, le responsable de la salle s'approche et lui dit avec malice "Monsieur voudrait-il que je négocie davantage de sauce à la truffe avec le chef ? Vous avez l'air de l'apprécier...". Nous sourions de cette petite attention pleine de convivialité et pas du tout déplacée, puisque portée avec un grand sourire et un clin d'oeil. Encore une fois, on se sent délicieusement bien ici, lovés dans ces canapés de velours et dans cette ambiance à la fois confidentielle et conviviale... Et quelques minutes plus tard seulement, ce n'est pas une mais deux saucières qui nous sont apportées et déposées sur la table, avec un supplément de chacune des deux sauces ! On en serait presque gêné si le maître d'hotel ne déposait pas la sauce directement dans l'assiette de monsieur, en recréant le damier initial composé des deux sauces... En quittant notre table il nous précise que bien entendu, s'il laisse les saucières sur la table, c'est pour que monsieur se resserve... Je crois qu'il a vite compris que mister M était un joyeux gourmand !! Quoi qu'il en soit, on adore cette attention débordante de générosité...

Pissaladière et dégustation religieuse des macaronis...
Pissaladière et dégustation religieuse des macaronis...
Pissaladière et dégustation religieuse des macaronis...
Pissaladière et dégustation religieuse des macaronis...

Pissaladière et dégustation religieuse des macaronis...

Nos plats arrivent ensuite et c'est encore une fois un véritable spectacle visuel.

Pour monsieur : une assiette principale sublime au centre de laquelle se trouve le pigeon en crumble de pignons de pin, surmontant la compotée de fenouil, et entouré de la sauce à la diable. Sur le côté, une autre assiette avec un rouleau de pomme de terre qui renferme les cuisses du pigeon confites et de la salade frisée, ressemblant à un nem (de luxe bien sûr). Ainsi qu'une saucière supplémentaire évidemment, pour le jus à la diable. L'ensemble est très appétissant et en quelques secondes seulement on a tous les deux l'eau à la bouche...

Pour moi, une assiette très graphique et colorée, également très belle. Un rouleau parfaitement spérique de saumon cuit à basse température enrobé d'une feuille de chou vert, et entouré d'épices tandoori. Sur le dessus, des feuilles de choux de Bruxelles garnies de citron caviar, une émulsion aux épices tandoori et une sauce embeurrée de chou vert. Cette sauce est également présentée dans une saucière déposée sur le côté, accompagné d'un ramequin de chou vert en sauce. Le tout semble copieux et la présentation est remarquable, avec des minuscules pluches d'aneth sur le dessus...

Encore une fois on est sous le charme avant même de déguster nos plats... Et l'impression se confirme évidemment, dès les premières bouchées.

Le pigeon de Mr M est très surprenant, aux parfums orientaux (le cumin sans doute), jamais expérimenté jusqu'alors. Mais l'alliance miel-pignons en crumble est très réussie, et l'on retrouve à chaque bouchée les aspects épicé (cumin), sucré (miel), croustillant (crumble de pignons)... C'est un délice ! Il va sans dire que la cuisson du pigeon est parfaite et conforme à ses souhaits. Le jus à la diable n'est pas en reste, et la saucière annexe ne servira pas uniquement de décoration, on l'avoue... Quant au nem, il est également très original, mêle les textures (salade frisée, cuisses de pigeon confites, croustillant de la fine feuille de pomme de terre), les saveurs, surprend et impressionne. On adore !

Dans mon assiette, c'est également à la fois l'explosion des saveurs et des couleurs. Moi qui craignais la sous-cuisson du saumon, j'avais tort, il est cuit à basse température mais parfaitement, et reste grâce à cette technique incroyablement tendre. Le mariage avec les épices tandoori est subtil et réussi, l'ensemble étant sublimé par les feuilles de choux de Bruxelles garnies de citron caviar. J'avais souvent vu cet énergumène de légume dans les émissions culinaires telles que Top Chef mais n'avais jamais eu l'occasion d'y goûter. C'est désormais chose faite, et il apporte une note de fraicheur et d'acidulé bien agréable, qui se marie très bien à la texture grasse du saumon. En bref, c'est un véritable carton plein ! Le chou vert dans le ramequin est également sublime, rendu magique par la sauce au citron caviar qui donne du pep's à un légume d'habitude sans grande saveur. Je suis sous le charme, ravie de mon choix et comblée de n'avoir pas choisi le pigeon mais d'avoir pu le goûter quand même !

Les plats Les plats Les plats

Les plats

C'est ensuite l'heure de la voiture des fromages, qui nous fait de l'oeil depuis un petit moment déjà en passant près des tables voisines... Certes, on a déjà bien mangé et je suis déjà presque repue mais impossible de ne pas se laisser tenter face à un tel choix...

Le serveur nous explique les origines des fromages ainsi que leurs saisons. Il fait du moment du choix un moment de détente et de convivialité, et encore une fois, c'est une atmosphère très agréable qui se dégage du lieu. Nous plaisantons allègrement avec les différents serveurs et maîtres d'hôtels, mais ils restent toujours très justes et n'en font jamais trop.. Difficile prestation !

Le gentil serveur m'autorise même à prendre une photo du chariot de fromages dans son ensemble, afin de pouvoir vous montrer tout de même l'étendue du choix ! Pour nous ce sera comme d'habitude un choix très orienté "vache/brebis", et pas vraiment chèvre. Et pourtant, il y a du choix dans cette catégorie également !

Pour ma part, ce sera comté fruité affiné 24 mois, fourme d'Ambert évidemment, Pont l'Eveque, Saint Félicien (une spéciale dédicace pour Perrine!), et Mont d'Or (sans truffe cette fois-ci). Pour monsieur, quasiment le même choix, à la différence du camembert et du Saint Nectaire. Et comme à l'Epicure le fromage est un moment gastronomique à part entière, on nous propose pour parfaire notre dégustation des fruits séchés (abricots et figues), ainsi qu'un pain spécial aux noix. On nous apporte également, pour accompagner le Mont d'Or, du pain de campagne toasté. Délicieuse attention encore une fois, on apprécie et on savoure ! Tous les fromages sont parfaitement affinés, les portions sont copieuses (les photos parlent d'elles-mêmes!) et on se régale à chaque bouchée...

Les fromages Les fromages
Les fromages Les fromages

Les fromages

Une fois nos fromages terminés, on nous apporte le pré-dessert. Encore une fois, on dirait que le chef a lu dans nos pensées en préparant tout ce que nous aimons ! "Myrtilles, streuzel nature, sorbet yaourt". On adore !

Au fond de l'assiette, une gelée de myrtilles surmontée de grosses miettes de crumble de streuzel nature. Sur le dessus, une superbe quenelle de sorbet au yaourt, puis un croustillant à la myrtille doré à l'or fin, pour la décoration. En bouche, la myrtille est sublime, la gelée très fruitée et pas gélatineuse du tout. Le crumble est extra, très croustillant et pas trop fort en beurre (au goût du moins!), et l'ensemble est parfait, avec le sorbet au yaourt. Idéal pour rafraîchir nos haleines après le Mont d'or !

Puis arrive le moment tant attendu : celui des desserts ! Inutile de jeter un oeil à la carte, notre choix est fait depuis longtemps et pour toujours : c'est notamment pour le précieux chocolat Nyangbo que nous sommes venus ! Le maître d'hôtel nous demande avec un clin d'oeil si nous souhaitons en partager un pour deux, mais que nenni, en bons gourmands qui s'assument, nous en voulons un chacun !!

Et à la minute où ils arrivent, on est de nouveau émerveillés comme la première fois, avec des yeux qui brillent comme des enfants ! Comment rester de marbre face à une telle présentation ? La coque trouée de chocolat est impressionnante et renferme en cage une grosse quenelle de sorbet cacao doré à l'or fin, surmontant la fine tuile croustillante au coeur de cacao liquide.... On est complètement conquis, et on se dit comme la dernière fois que l'on voudrait pouvoir venir et ne manger que ça !

Le sorbet au cacao est délicieux et pas trop sucré, et la dorure à l'or fin apporte une touche magique au dessert. Au fin, la tuile au chocolat, extrêmement fine, renferme une mousse au chocolat exquise, qui renferme à son tour une surprise : un coeur coulant de cacao. Les photos ne rendent pas correctement hommage à la création mais on s'extasie à chaque bouchée et on en lècherait volontiers notre assiette, si on pouvait !

Pour finir sur une note sucrée et fraîche à la fois, on retrouve avec un immense plaisir la création du chef : billes de thé, citron... A mettre en bouche en une seule fois, car une fois croquées elles libèrent un coeur liquide au délicieux parfum de thé au citron. Jolie invention de Monsieur Fréchon, définitivement notre maître à penser en matière d'originalité maîtrisée!

Pré-dessert myrtilles, précieux chocolat, billes de thé citron Pré-dessert myrtilles, précieux chocolat, billes de thé citron
Pré-dessert myrtilles, précieux chocolat, billes de thé citron
Pré-dessert myrtilles, précieux chocolat, billes de thé citron Pré-dessert myrtilles, précieux chocolat, billes de thé citron

Pré-dessert myrtilles, précieux chocolat, billes de thé citron

On est déjà complètement repus mais difficile de résister face au chariot des douceurs... Au programme, un choix immense de macarons (une douzaine de parfums différents), caramels, chocolats, nougats, guimauves... Tous plus appétissants les uns que les autres évidemment !

Pour moi ce sera simplement quelques chocolats (évidemment) : pétales de céréales au chocolat noir, et pralinés au chocolat au lait. Ceux-là m'avaient enchantée l'année dernière, et un an après je le suis encore davantage ! Le maître d'hôtel insiste pour me faire découvrir la surprise de la maison : une guimauve à la menthe ! Fondante à souhait...

Pour monsieur, nougat, caramels au beurre salé et aux fruits de la passion, chocolats, et macarons chocolat -caramel au beurre salé et Nutella... De quoi finir en beauté !

Et bien entendu, le serveur ayant remarqué la gourmandise de Mr M lui rapporte quelques nougats et caramels discrètement... Cela nous fait bien rire mais cette fois-ci, vraiment, on ne peut plus rien avaler ! Qu'à cela ne tienne, le serveur insistera à deux reprises pour que monsieur glisse ces douceurs dans mon sac à main pour en profiter le lendemain... Bon, si vraiment vous insistez...

On est à ce moment-là complètement enchantés par ce délicieux voyage gastronomique, repus, conquis, charmés, sur notre petit nuage... Quand soudain un serveur brise un verre tout près de nous... Dommage, on frôlait vers le sans faute encore jamais observé même dans les trois étoiles que nous avons fréquentés. Heureusement, l'incident est vite géré par l'équipe et sans gravité.

On nous apporte l'addition dans un très bel écrin, avec un stylo sligé du Bristol. On nous propose de nous appeler un taxi et l'excellence du service se poursuit jusqu'à la porte d'entrée du palace... On s'achemine vers la sortie et admirant les différents salons de l'hôtel, puis petit passage par les toilettes, qui méritent presque une visite à eux seuls (le luxe et le raffinement à l'état pur!). On quitte l'endroit avec des petites étoiles plein les yeux... La magie opère jusqu'à la dernière minute ! Un immense merci Monsieur Fréchon et votre équipe, nous sommes aussi (sinon plus) enchantés que la première fois, et j'ai bien peur que l'on ne revienne...

Les mignardises, les toilettes, l'addition, le palace... Les mignardises, les toilettes, l'addition, le palace... Les mignardises, les toilettes, l'addition, le palace...
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L'addition : Salée évidemment, mais à la hauteur de l'endroit. Compter environ 80€ pour les plats, 32€ les fromages, 36€ le dessert précieux chocolat. Côté boissons, compter 30€ la coupe de champagne, 12€ la bouteille de San Pellegrino. 36€ le verre de Gevrey Chambertin.

Le rapport qualité-prix : Satisfaisant, si l'on tient compte du lieu, du cadre, de la qualité des produits, du service presque parfait, de l'inventivité du chef...

Les plus : Le service, convivial mais très juste et pas familier, et pas pousse à la consommation. Les délicieuses attentions (saucières supplémentaires, mignardises à emporter...), sympathiques et pleines de générosité. Les pains. L'originalité des amuse-bouches et de la pré-entrée. Les mélanges de saveurs et de textures incroyables des plats. Le chariot des fromages. Le précieux chocolat Nyangbo qui vaut le voyage à lui seul. Les petits pralinés au chocolat au lait en mignardises. Le cadre. Les vins au verre.

Les moins : Le petit manquement du service avec le verre cassé. Les prix qui restent malgré tout élevés.

Notre avis : On confirme l'avis de tripadisor et son classement de l'Epicure en n°1 sur près de 12 000 restaurants parisiens... Sans aucun doute, encore une fois, notre plus beau voyage gustatif ! Une adresse incroyable, parfaite, romantique, délicieuse. Des produits exceptionnels encore magnifiés par des mains de maître, et sublimés par un service quasi parfait du début à la fin. Une adresse où l'on se sent bien et où l'on voudrait déjà pouvoir revenir...

Plus d'infos : http://www.lebristolparis.com/fr/restaurants-et-bars/epicure/

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Délices à Paris 07/04/2014 10:44

J'avais bien aimé mon repas au Bristol mais j'avais trouvé la cuisine un peu convenu,avec peu d'audace,au est sûr de ne pas être déçu mais c'est très classique,par contre il est vrai que le service est certainement le meilleur de Paris,et les desserts de Laurent Jeannin sont les plus fins de la capitale.

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